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"Pour prévenir les RPS, l'ANFH propose une réponse sur-mesure pour chaque établissement hospitalier"

Publié le 10 Juin 2015

 

Interview d’Evelyne Desbrosses, Déléguée Régionale ANFH Centre.

L’ANFH Centre déploie un projet de RPS auprès de 80 établissements et nous rencontrons Evelyne Desbrosses pour avoir un premier retour d’expérience après 9 mois de travail sur ce projet.

 

 

 


Pourriez-vous nous rappeler dans quel contexte s’est inscrit votre projet ?

Les administrateurs de l’ANFH Centre ont souhaité en 2012 que la prévention des RPS devienne l’un des axes stratégiques régional.

Pour préparer le terrain et identifier le besoin en matière de prévention des RPS, nous avons réalisé une étude terrain mettant en lumière les besoins de la Région Centre et ce que l’ANFH pouvait apporter comme appui sur ce domaine particulièrement sensible : la politique de prévention  et santé au travail des établissements hospitaliers.

En parallèle, nous conduisions déjà un projet de GPMC avec une formule souple et adaptée pour nos établissements et nous voulions que ce dispositif Prévention – santé  soit conduit à l’identique, nous ne voulions surtout pas d’un moule ou d’un calendrier figé, il nous fallait adapter un dispositif totalement sur mesure.


Vous avez organisé une consultation auprès de différents organismes, quels étaient vos critères de choix ?

Avant tout nous souhaitions intégrer une audition  dans l’analyse des offres pour véritablement « sentir » les personnes avec lesquelles nous allions travailler. Le volet humain, pour un dossier à la fois de cette envergure et sur le thème  qui intègre les RPS est primordial. Nous avions besoin de nous assurer qu’ils avaient bien compris notre approche et s’étaient approprié notre contexte et surtout nous sentir en confiance pour les 3 prochaines années.

Notre deuxième critère de sélection portait sur la nécessité d’adaptation et de souplesse du projet en permanence, pour répondre aux exigences de l’individualisation des besoins en matière de prévention par établissement, mais aussi en fonction des approches et des organisations de nos 80 établissements de santé.

Enfin, nous souhaitions nous appuyer sur des experts, notamment au moment des COPIL, pour que tous les membres du projet puissent bénéficier d’un appui et de conseil de la part de professionnels. Le profil des intervenants était donc un critère majeur.


Aujourd’hui le projet est en route depuis 9 mois, quel état des lieux pourriez-vous constater ?

Pour nous le 1er pari est atteint, le projet existe et vit !

En effet, nous avions 4 paris à l’époque : choisir le bon prestataire, nommer et engager 2 préventeurs à l’ANFH, recruter un  contrat de Professionnalisation, et surtout réussir à mobiliser et engager tous les établissements !

Et si je devais faire un point d’arrêt, nous sommes satisfaits du prestataire et leur engagement, les préventeurs ont accompli un parcours conséquent et professionnalisé leurs missions et rôles, grâce à l’accompagnement qu’a pu mettre en place Obea à nos côtés. Nos 2 préventeurs sont bien engagés dans leur plan de progrès individuel et nous avons aussi gagné  ce pari !

Les établissements ont répondu présent, nous avions prévu 50 établissements de la Région Centre sur les 142, finalement 80 se sont déjà engagés dans la démarche, un très bon taux de participation.

Le projet est fiable, et tout ce qui a commencé est de nature à engager la confiance pour les autres établissements et nous constatons également que  les Directeurs des centres hospitaliers sont très impliqués dans le projet.

Enfin notre contrat de professionnalisation, Maffiel Boncourre, est une excellente recrue et très bon tuteur pour nos 2 préventeurs.


Obea est votre partenaire pour la mise en œuvre de votre projet, quels atouts pourriez-vous décerner à cet organisme ?

1- Nous avons apprécié leur démarche d’accompagnement auprès de nos préventeurs ainsi que les formations qu’ils ont proposées, c’est un vrai plus pour eux, sur mesure, progressives et très réactives pour s’insérer au bon moment dans le projet.

2- La véritable individualisation de la réponse qu’ils ont apportée à chaque établissement, rien n’est standard, c’est du vrai « sur mesure » comme nous le souhaitions. Ils conduisent des  d’entretiens de cadrage auprès de chaque centre hospitaliers et proposent des préconisations adaptées à chaque problématique identifiée. Nous sommes donc bien en phase 9 mois après !


Qu’attendez-vous de la suite ?

Je dirais qu’il reste encore  2 grands axes à poursuivre :

accompagner le COPIL et être force de proposition et de conseil de la part des experts d’Obea,

confirmer la pérennisation de l’engagement des établissements,  conserver le même sérieux à la fois de démarche et d’engagement sur le long terme


Si vous deviez conclure à présent, que diriez-vous de ce projet de prévention des RPS pour les 80 établissements concernés ?

Le projet est bien engagé. La seconde partie 2015 sera un moment clé de la montée en charge aussi bien pour l’ANFH que pour Obea : nous devons à la fois terminer les entretiens de cadrage pour les 30 établissements qui n’ont pas encore commencé, et déployer les actions pour tous les centres qui ont déjà démarré au premier semestre.

Nous entamons donc une phase très sensible et je reste à la fois très lucide et très optimiste : tout s’est très bien déroulé jusqu’à présent et nous sommes déjà à 9 mois d’un véritable  partenariat sur un projet d’une durée de 3 ans ! »



 

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