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De quels soft skills avons-nous besoin dans un monde agile ?

Des organisations plus horizontales

Le manager clé de voûte historique de l’entreprise est-il remis en question?

Force est de constater que l’organisation du travail a connu ces dernières années des transformations : la prise de décision, la récolte et l’analyse des informations descendantes ou ascendantes, leur distribution… étaient l’apanage du manager.

La révolution digitale est passée par là avec pour conséquence l’horizontalisation des organisations.
L’information circule, se répand dans tous les sens instantanément. Le delayering s’impose toujours plus : on parle d’organisation collaborative, ouverte, agile.
Et comme symptôme palpable, après l’open-space, c’est le coworking qui est apparu : même entre les entreprises, on abat les cloisons.

Le but de cette suppression de la hiérarchisation, c’est un besoin de simplifier l’organisation, et d’obtenir un gain de productivité, de réactivité. En mettant tout le monde au même niveau, on renforce le sentiment d’appartenance, on dynamise le corporate, stimulant ainsi la participation et la créativité des équipes… Avec à la clef l’émergence d’idées, d’innovations, tant dans ce qui est produit que dans la façon de le produire.

Des enjeux d’innovation

L’innovation commence toujours par une impertinence

 

Dans cette petite phrase de Pascal Picq, paléoanthropologue, il faut comprendre qu’une bonne idée peut émerger d’un collaborateur qui, dans une logique ancienne, n’aurait pas eu son mot à dire.

Google encourage son personnel à passer 20% de son temps sur des projets parallèles, à expérimenter ses idées. Pour résultat, Googletalk, Googlemap et Googlenews sont des idées qui émergent des employés.

Dans un registre plus burlesque, de la plateforme de suggestions en ligne de British Airways a émergé l’idée de détartrer les conduits sanitaires des avions pour les alléger. Saugrenu ? Certes, mais aussi 800 000 € d’économies par an pour la compagnie.

Les exemples ne manquent pas, et ne datent pas d’hier… Le Post-it en est un aussi.

Trouver sa place dans un mouvement permanent

Dans un modèle d’organisation horizontale, la compétence pure, palpable, ce qu’on a acquis avec des études ou de l’expérience ne suffit plus. Il faut faire preuve d’adaptabilité, de créativité, d’écoute, de communicabilité… Des qualités qui relèvent davantage de la personnalité que du savoir : les soft skills.

Ces qualités humaines deviennent indispensables dans le delayering parce que la place de chacun n’est pas déterminée par l’organisation et la hiérarchie. Chacun doit trouver sa place, inventer son rôle dans la communauté de travail, et le réinventer sans cesse. C’est dans ce mouvement permanent qu’il sera à même de capter l’information, le besoin, et d’y répondre.

Des Soft Skills indispensables au bon fonctionnement de l’organisation

Quand une information, une requête ou autre mission… circule à l’horizontale sans distinction de destinataire, il y a fatalement surcharge. De nombreuses entreprises ont déjà imposé que leurs employés ne répondent aux mails que pendant une partie de leur journée de travail.

La surabondance existe aussi en retour, puisque celui qui s’est saisi de l’information pour la traiter va répandre son travail en mode « répondre à tous »… Là aussi, risque d’encombrement, de dispersion, et surtout risque de noyer l’essentiel dans le superflu. Là où on veut démocratiser le principe de compétence, on risque d’instaurer l’anarchie pour cause de surabondance.

Pour que ce modèle ait un avenir et dépasse le cap de la mode, largement inspirée par les nouvelles technologies, il faut faire preuve de modération. Dans l’abondance, ne pas se précipiter sur toute information qui circule, ne pas répercuter ses analyses à ceux que ça ne concerne pas directement.
Le participatif passe par une nécessaire autorégulation des participants.
Parmi tous les soft skills qui favorisent le travail collectif, l’organisation horizontale, il est possible que le discernement et la sobriété soient les plus importantes. Savoir discerner ce que l’on saura faire, ce qui est en phase avec ses propres compétences, et savoir les répercuter sont sans conteste des compétences attendues.

Ainsi, le profil idéal dans cette organisation nouvelle du travail, c’est celui qui en plus de ses qualités humaines intrinsèques saura montrer du savoir-faire dans le faire-savoir. Comme un juste retour des choses, l’expérience, la compétence, n’ont pas dit leur dernier mot. Finalement, un peu de management ne nuira pas non plus…

26 novembre 2018


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