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Stéphane Charbit

ASSOCIÉ EN CHARGE DE L'AGENCE DE COMMUNICATION

Innovation sociale et habitat, les OLS en pointe pour un « habiter autrement »

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Indéniable objet d’innovation sociale, le logement s’intègre dans le territoire dans une perpétuelle course pour répondre aux besoins des populations, des besoins qui dépassent largement le quantitatif démographique. Pour satisfaire ces nouveaux modes d’habiter les Organismes de Logements Sociaux (OLS) se doivent de penser flexible, partagé, intégré…Et d’être convaincus que toute solution doit être évolutive à l’instar des besoins des femmes et des hommes en matière d’habitat.

Marseille, 1952.
Les autorités inaugurent « La Cité Radieuse », création de Le Corbusier regroupant 337 appartements, un hôtel, une rue intérieure, des commerces, un gymnase sur le toit… Une construction qui « apporte une solution nouvelle à ce problème du logement et transforme l’habitat en un véritable service public », affirme le Ministre de la reconstruction. C’était il y a 70 ans, et un siècle après le Phalanstère de Charles Fourier et le Familistère de Godin…. Si on distingue une continuité d’objectif et de certaines solutions, l’impression que tout est en permanence à repenser s’impose. Rien que de très normal.

Parce que l’habitat abrite une société en constante évolution. Révolution numérique, vieillissement de la population, sphère familiale à géométrie variable, nouveaux modes de consommation, « ville du quart d’heure», flexibilité et précarité grandissante du travail, crise sanitaire… Autant de paramètres structurels et conjoncturels qui modifient et révèlent un nouveau quotidien. L’habitat se doit d’en tenir compte pour répondre aux besoins des occupants, en termes de construction, d’aménagement et de services.

Quatre axes majeurs pour penser l’habitat

Ces évolutions sociales, les OLS en sont conscients et adaptent leurs programmes de développement. Mais ce nouveau « vivre ensemble » implique un accompagnement multidimensionnel pour mobiliser des acteurs bien au-delà du logement lui-même, et rendre intelligible le projet tant dans son mode de construction que dans son insertion dans la ville et dans sa gestion sur le long terme.

Quatre axes de réflexions se dégagent clairement pour envisager les besoins du vivre ensemble de demain : il se développera dans un habitat partagé, hybride, évolutif, et connecté à son environnement économique et social.

 

L’habitat partagé

Où les parties communes sont un levier pour réenchanter les liens sociaux.

Jardin, terrasses, salons, cuisines, ateliers, chambres pour des visiteurs de passage… Une mise en commun qui n’est pas seulement un levier d’économie. L’habitat est ici envisagé comme vecteur privilégié de lien social permettant de favoriser les rencontres et les interactions grâce à ces espaces mutualisés. Ces derniers deviennent le cœur de la conception du projet, et les logements privés gravitent autour de ces nouveaux lieux appropriables par tous.

Ce « coliving » est né il y a une vingtaine d’années sur la côte ouest des États-Unis. Comme occupant, le cliché du jeune travailleur célibataire de l’Internet s’impose à l’esprit… Mais le concept peut séduire bien au-delà : les familles recomposées dont le nombre d’enfants varie au rythme des gardes, les étudiants, les travailleurs missionnés pour une longue durée ou les séniors qui manquent souvent de vie communautaire. Ces derniers trouveraient aussi dans une telle structure le moyen de mutualiser les services à la personne.

 

L’habitat hybride

Où l’habitat est un atout pour un travailler autrement.

Le bâtiment propose ici des espaces et équipements dont la destination n’est pas seulement l’habitat. La logique de produire de l’énergie avec des panneaux solaires, de récupérer l’eau de pluie… Fait partie de ce processus, tout comme le fait d’installer un commerce en rez-de-chaussée. Le principe peut s’étendre à des espaces de coworking, pour suivre la tendance grandissante au télétravail, à des espaces de loisirs ou de services (conciergerie, garderie…) dont l’usage ne serait pas forcément réservé aux habitants de l’immeuble. En cela aussi, il est hybride, et s’intègre à son environnement urbain, socialement et économiquement parlant.

Sur cette même idée d’hybridation plusieurs projets d’hôtellerie urbaine déployés ces dernières années connaissent un franc succès et doivent être une source d’inspiration. C’est le cas du MOB qui après l’ouverture d’un MOB Hôtel à Saint-Ouen et à Lyon ouvrira en septembre prochain un MOB House. Également à Saint-Ouen, ce complexe regroupera une résidence étudiante, une conciergerie, un hôtel qui proposera des chambres avec espaces de travail, un restaurant et des espaces collectifs intérieurs et extérieurs.

 

L’habitat connecté à son environnement

Où le bâtiment rayonne au-delà de ses murs.

Dans le prolongement de l’hybridation dans l’usage, dans l’utilité, l’habitat se réfléchit comme un élément actif du tissu urbain tant au niveau économique que social. Il peut faire profiter l’ensemble d’un quartier de ses installations, qui se verront en retour pérennisées par l’adhésion et l’usage régulier. Une ouverture qui est aussi le moyen de mutualiser les coûts de gestion.

Connecter à son environnement, cela signifie aussi une réflexion orientée vers l’économie circulaire, sociale, solidaire qui y trouve sa place en toute cohérence.

 

L’habitat flexible

Où le bâti est une matière vivante.

La cellule familiale est par définition évolutive. Pourquoi serait-on obligé de déménager à cause d’une naissance, ou d’un oiseau qui quitte le nid ? L’habitat peut s’adapter, il suffit de le concevoir comme tel.

C’est ce qui est prévu en Seine-Saint-Denis pour les Jeux Olympiques, où les logements des athlètes et des journalistes seront facilement transformés en appartements. Une « redestination » olympique qui a déjà été opérée en 1968 pour les JO de Grenoble.

L’habitat social peut user des mêmes principes architecturaux pour qu’un logement soit en mesure d’accompagner de manière plus fluide le parcours résidentiel, en faisant tomber des cloisons, ou en les montants. Les OLS pourraient d’ailleurs trouver dans cette flexibilité structurelle une solution à l’épineux problème des séniors qui occupent des logements surdimensionnés : récupérer de l’espace pour ceux qui en ont besoin tout en permettant aux séniors de continuer à vivre avec leurs repères.

Cela peut sembler contre-intuitif, mais il en est bien ainsi : le définitif n’est pas pérenne. Rien de nouveau d’ailleurs, mais comme pour tout le reste au XXIe siècle, il y a une sensible accélération.

 

©Aldo_Paredes_MOB_Hotel_Paris

7 avril 2021


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